Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Le thème de SWEET SUMMER SWEAT (editions théâtrales)

Publié par sss

Le thème de SWEET SUMMER SWEAT (editions théâtrales)

Allez, je n'invente rien, je vous glisse ici une note d'intention de l'auteur :

Sweet Summer Sweat une proposition kaléidoscopique sur le couple.

Sur un couple. Sept séquences : un homme et une femme, à des âges différents, des époques différentes aussi, peut-être. Une mère et son fils, deux jeunes ados, deux seniors dans une maison de retraite, un couple marié depuis quelques années déjà, etc…

Il y a de la vérité et du jeu, des vraies-fausses rencontres et des vraies-fausses ruptures, des vrais-faux désirs et des vrais-faux personnages… Kaléidoscope, jeux de facettes, palais des glaces… Chacune des séquences proposées peut être jouée, au choix, comme une scène réelle, ou comme une scène rejouée (parce que revécue), un flashback, un flash forward, une situation fantasmée, rêvée, cauchemardée… en caméra objective ou subjective…

Franck et Lou sont-ils ? jouent-ils (un jeu bien rodé ? une improvisation ?)... Jouent-ils à jouer (avec la ritualisation de la parole et de l’action que cela peut demander) ? sont-ils des personnages que la « vraie » Lou et/ou le « vrai » Franck sont en train de rêver ? Qui sont les partenaires qu’ils semblent convoquer sur scène ? Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? etc.

Ces « scènes de la vie conjuguée », construites autour de l’idée de la douce petite sueur d’été qu’occasionne le désir, oscillent entre futur antérieur, conditionnel présent et imparfait du subjonctif… Que se passerait-il si la/les « vraie(s) » séquence(s) (faut-il qu’il y en ait, d’ailleurs ?), étai(en)t : la première, la deuxième… la septième ? Quel degré de réalité pour les autres scènes, du coup ? Qui seraient la « vraie » Lou, le « vrai » Franck ? Quel serait le temps présent du théâtre et la chronologie réelle de la pièce ? Un travail de reconstitution du « vrai » couple, du moment et du lieu serait sans doute à faire.

Et sans doute y aurait-il autant de Sweet Summer Sweat possibles que de reconstitutions.

Toutes les scènes sont réelles ou fictives, mais dans tous les cas vraies au sens théâtral du terme, en ce sens qu’elles engagent leurs protagonistes et qu’elles doivent être crédibles pour le spectateur. Rien n’est sûr, finalement, dans Sweet Summer Sweat, qu’une chose : ils se désirent.

~~Texte lauréat des Journées des Auteurs de Lyon 2011